COORDINATION DES AARCHS, DAIRAS ET COMMUNES
DE LA WILAYA DE TIZI-OUZOU
L’Algérie traverse une crise multidimensionnelle caractérisée par la Hogra,
l’injustice et l’exclusion à tous les niveaux. Les
Algériennes et les Algériens subissent quotidiennement les affres du régime
en place agonisant et belliqueux menant notre pays vers le chaos. Le mouvement
citoyen des Aarchs a à maintes reprises tiré la sonnette d’alarme, en tenant
à témoin l’opinion nationale et internationale, sur cette situation
ignominieuse qui risque de nous conduire aujourd’hui vers l’irréparable.
Au lieu de faire son mea culpa de ce constat d’une réalité amère, le
pouvoir mafieux et assassin demeure fidèle à sa logique répressive et à sa
culture d’exclusion du peuple algérien.
En effet, quel sens pourrait-on donner à l’oppression suivie de
poursuites judiciaires et de condamnations à de lourdes peines
d’emprisonnement réservé aux sinistrés de Boumerdes, qui ont exprimé
lugubrement dans la dignité leur mécontentement aux prévaricateurs détenteurs
du pouvoir qui n’ont pas tenu aux promesses annoncées à grande pompe,
publiquement à une population en pleine détresse, depuis plus de quatre longs
mois d’attente.
La rentré des classes qui tarde à venir se fait dans un constat inique, où
la fédération des parents d’élèves a brillé par son absence alors que le
nombre des exclus vertigineux a vu un accroissement inexplicable, multipliant
ainsi le taux de la déperdition scolaire, grossissant les rangs des marginaux
souffrant d’une prise en charge réelle et effective à travers des actions et
initiatives des pouvoirs publics d’un Etat ankylosé.
L’appareil judiciaire actionné contre les journalistes et les délégués
du mouvement citoyen des Aarchs montre derechef la nécessité de la séparation
entre les pouvoirs législatifs, judiciaire et exécutif, en plus du quatrième
pouvoir de l’indépendance de la presse indispensable pour le fonctionnement démocratique
des institutions de l’Etat.
Le criminel Zerhouni, honni, garant des restrictions des libertés
individuelles et collectives et spécialisé dans la provocation et
l’intrigue, ne ménage pas ses efforts pour violenter des journalistes et des
citoyens qui refusent, en militant, cette dégradation, et en contestant cet
ordre établi qui va conduire l’Algérie vers l’institutionnalisation et la
constitutionnalisation de l’Etat policier.
Cette situation qui n’augure pas du bien pour l’avenir de notre pays et
le devenir des Algériennes et algériens nous interpelle à plus d’un titre
durant ces moments de pourrissement et des risques d’un embrasement généralisé.
Le mouvement citoyen des Arachs, Dairas et Communes autonome et indépendant
des chapelles politiques, rassembleur, unificateur, d’essence démocratique et
résolument pacifique porteur d'espoir à travers le projet
de société exprimé dans la plate forme d’El Kseur, explicitée à
Larbaa Nath Irathen, scellée et non négociable appel la population à demeurer
vigilante et à déjouer les manœuvres machiavéliques du pouvoir mafieux et
assassin.
La coordination des Aarchs, Dairas et Communes de la wiaya de Tizi-Ouzou
lance un ultime appel aux représentants de l’Etat, tout en les interpellant
sur les dangers guettant notre pays, en :
apportant dans l’immédiat une réponse
positive engageant l’Etat à prendre en charge les six incidences arrêtées
lors du dernier inter wilaya de Ghaffour ;
mettant un terme à cette Hogra subi par les journalistes et les
dépassements exercés par le ministre de l’intérieur ;
prenant en charge les élèves exclus du
système scolaire et en élargissant la dernière circulaire d’admission aux
élèves ayant une moyenne annuelle supérieure ou égale à 9,5/20 à la
totalité du territoire de la wilaya;
cessant les provocations de la
police et des gendarmes assassins à l’encontre des citoyens et des délégués;
honorant les engagements pris publiquement
vis-à-vis des sinistrés du séisme du 21 mai 2003 et en annulant les
poursuites judiciaires à l’encontre des manifestants condamnés.
P/ la C.A.D.C.
la présidence tournante
Tizi-Ouzou le,
29/09/2003