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P R E A M B U L E
L'assassinat prémédité du jeune lycéen GUERMAH Massinissa dans
l'enceinte même de la brigade de la gendarmerie de Béni Douala le
18/04/01 et l'enlèvement arbitraire des trois collégiens d'AMIZOUR
ainsi que l'agression de leur professeur le 22/04/01, venant se greffer
à une situation déjà explosive caractérisée par une violation
massive des droits de l'homme, le déni identitaire, l'exclusion sociale
et le marasme économique constituent autant de facteurs à l'origine de
la révolte de la jeunesse que le pouvoir, rompu aux pratiques
diaboliques de la manipulation, a sciemment transformé en émeutes
sanglantes : Près d'une centaine de jeunes lâchement assassinés, des
milliers de blessés dont plusieurs centaines par balles réelles
auxquels s'ajoutent des dégâts matériels considérables.
Le pouvoir maffieux, au lieu d'accéder aux revendications démocratiques
et sociales exprimées pacifiquement par les citoyens a mis en branle sa
machine répressive pour les noyer dans un véritable bain de sang.
Le pouvoir assassin qui se nourrit de la violence, agissant dans
l'impunité totale, a tenté d'entraîner la population dans le chaos et
la guerre civile, de par ses multiples provocations et celles de ses
services de sécurité qui se comportent en véritables mercenaires.
Cette situation macabre a interpellé les comités de villages et de
quartiers et fait sentir le besoin de s'organiser pour poser les
premiers jalons d'une dynamique citoyenne pour perpétuer le combat de
nos valeureux martyrs du printemps noir 2001.
Un véritable processus d'organisation d'un mouvement citoyen est alors
amorcé.
Le mouvement d'essence démocratique, résolument pacifique,
revendicatif et citoyen a affirmé ses principes :
L'indépendance et l'autonomie du mouvement vis à vis du pouvoir et des
institutions de l'état. Refus de toutes formes d'allégeance ou de
substitution de mouvement aux formations politiques.
Respect du pluralisme politique.
Le mouvement s'interdit de se transformer en parti politique, en relais
et en rampe de lancement de partis politiques et de toutes autres
associations.
Ce mouvement de révolte, qui est une affirmation citoyenne, s'inscrit
dans la durée jusqu'à la satisfaction pleine et entière des
revendications formulées dans la plate-forme unifiée inter-wilayas
communément appelée plate forme d'El-Kseur adoptée en date du
11/06/2001.
ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT
Dans le souci de respecter les objectifs et les fondements du mouvement,
garantir et consacrer l'horizontalité, il est impératif de le doter de
règles de conduite qui assureront les rapports entre les délégués
d'une part et à l'intérieur des comités d'autre part.
Il est donc indispensable de mettre en place un code d'éthique. Ce
dernier représente les balises visant à parer à toute déviation du
mouvement de ses objectifs initiaux contenus dans la plate forme
unifiée de revendications d'El Kseur.
La structuration des coordinations membres des l'inter-wilaya passe par
la consécration des principes démocratiques (libre débat à la base,
émanation à la base, démocratisation du mouvement) afin de permettre
une cohérence et un fonctionnement rigoureux et efficace.
En outre, toutes les coordinations regroupées en inter-wilaya doivent
souscrire à la plate forme d'El Kseur qui demeure le référent du
mouvement et dont la satisfaction des revendications contenues constitue
l'unique objectif.
La coordination inter wilaya ne constitue pas une structure organique,
mais seulement un espace de synthétisation des réflexions de la base,
en vue d'unifier les actions et conjuguer les voies et moyens de leur
entreprise.
1 - Les délégués sont élus en assemblée générale des villages ou
de quartiers.
2 - Au niveau de l'organisation, ils doivent respecter les principes de
l'élection à la base, le caractère citoyen et transpartisan du
mouvement.
3 - Les coordinations de wilaya ont l'autonomie d'action et de
structuration dont la base est la commune.
4 - La coordination inter-wilaya est composée d'un nombre de
délégués équivalent au nombre de dairas s'inscrivant dans la
dynamique du mouvement plus les membres de la présidence tournante
triangulaire.
5 - Respect du principe de l'horizontalité du mouvement.
6 - La coordination inter-wilaya constitue un cadre de concertation,
d'unification de la réflexion, de décision et d'action.
7 - Dans les travaux des conclaves inter-wilaya, les décisions sont
prises par voie consensuelle.
8 - Les décisions prises sont exécutoires.
9 - Le bureau du conclave inter-wilaya est composé de :
Un (01) membre de chaque coordination de wilaya Il est présidé par le
membre de la coordination de la wilaya organisatrice.
10 - La rédaction des synthèses et déclarations est du ressort du
bureau assisté d'un membre (01) de coordination de chaque wilaya
formant le secrétariat.
11 - Les présidences tournantes triangulaires des wilayas peuvent se
concerter en cas de besoin. Si la nécessité l'exige, elles peuvent
convoquer un conclave extraordinaire.
12 - La wilaya organisatrice des conclaves inter-wilaya est choisie en
conclave inter-wilaya en respectant la règle de la rotation à chaque
fois que c'est possible.
13 - La prise de parole se fait par le porte parole désigné pour
chaque coordination de wilaya. Son intervention doit recouper l'avis de
la Wilaya. Pour les débats, les interventions se font au prorata du
nombre de représentations pour chaque coordination de wilaya.
Toutefois, chaque coordiantion de wilaya doit avoir, au moins, droit à
une intervention en plus de celle de son porte parole indépendamment du
nombre de ses représentants.
14 - En cas d'action nécessitant des frais, chaque coordination de
wilaya y contribue proportionnellement au nombre de ses représentants
aux conclaves inter wilayas.
15 - La coordination inter wilaya peut se doter de commissions AD HOC
selon les besoins. Elles sont décidées et leurs membres choisis lors
des conclaves.
16 - Les propositions de réflexion et d'actions doivent émaner d'abord
des coordinations locales puis synthétisées au niveau des
coordinations wilayales puis en inter wilaya.
17 - Chaque coordination de Wilaya se présente au conclave inter wilaya
munie du PV sanctionnant le travaux de son conclave.
18 - Il ne sera admis au conclave inter wilaya qu'une seule délégation
par wilaya.
19 - Les wilayas non membres de l'inter-wilaya ont un statut
d'observateur dans l'attente de se structurer. A ce titre, la
délégation ayant ce statut, ne doit pas comporter plus de trois (03)
membres.
20 - Aucune délégation de Wilaya ne doit quitter le conclave
inter-wilaya avant la clôture des travaux.
21 - Tous les organes de presse sont admis au conclave sauf ceux
expressément boycottés par le mouvement.
22 - Le nombre d'invités est de six (06) par wilaya.
23 - Les nouvelles wilayas auront droit à trois (03) délégués. A
chaque fois qu'elles affirment leur structuration, le nombre de leurs
délégués augmente avec l'aval de la plénière.
ULAC SMAH ULAC
LE COMBAT
CONTINUE
ATH JENAD, LES
27/28 SEPTEMBRE 2001
VOIES ET MOYENS
1 - PRESSSIONS POPULAIRES D'ESSENCE PACIFIQUES.
2 - PRESSIONS MEDIATIQUES.
3 - PRSSIONS JURIDIQUES.
4 - PRESSIONS POLITIQUES.
INTER-WILAYA N'ATH
JENNAD, LE 27/28 SEPTEMBRE 2001
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