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A Monsieur le directeur du quotidien « Le Soir d’Algérie » MISE AU POINT En
vertu de notre droit de réponse, nous vous prions de publier à la même place
et avec les mêmes caractères que l’écrit contesté, cette mise au point à
l’article « L’énigme arouche », paru dans votre édition du
07/08/2005. En effet, l’auteur de l’article en question, en l’occurrence
Kamal Amarni, – entraîné certainement par sa verve partisane et sectariste
– s’est laissé aller à de graves accusations et autres
contrevérités attentatoires à l’intégrité morale du mouvement
citoyen des aarchs, de ses délégués et de toute la population qui
s’identifie dans son noble combat. Aussi, bien qu’il ne faille pas trop
s’attarder sur des inepties, nous nous devons de rétablir la vérité en
corrigeant certaines contrevérités que tente subrepticement d’accréditer
ledit journaliste à travers des analyses saugrenues et révisionnistes. ü
Primo : « les arouchs » ou
plutôt « Laârachs », contrairement à ce que croit le journaliste,
n’est pas « une espèce de structure inconnue ou étrangère à la région »,
mais elle est bel et bien une réalité historique incontournable qui a toujours
constitué la matrice de la région. Il n’y a que la méconnaissance de
l’histoire qui saurait justifier donc cette affirmation qui ignore que la
notion des aarchs ainsi que l’organisation de base quelle sous-tend, à savoir
la demaa, est trop ancrée dans la conscience collective de la société
collective pour qu’elle soit altérée par le temps. ü
Deuxio : rebondir sur cette allégation
pour soutenir que « cette appellation (les archs » désigne une
nouvelle forme d’organisation imaginée, crée et mise et mise en place (…)
par le conseiller « au dossier kabyle » de Abdelaziz Bouteflika,
Rachid Aissat » n’est rien de moins qu’une aberration rédhibitoire.
Attribuer un brevet de création des aarchs – une structure millénaire qui a
survécu depuis l’antiquité à nos jours – à un quidam dénommé Rachid
Aissat, au-delà d’être un remake réchauffé de la thèse éculée « d’el
moukhabarate », est une insulte de plus à l’intelligence de la
population kabyle qui s’est investie corps et âme dans la réactivation de
cette organisation ancestrale. ü Tertio : mettre à l’indexe le mouvement « où l’on retrouve un peu de tout » (sic) pour avoir « « submerger » les partis c’est-à-dire le RCD et le FFS » et l’accuser également d’avoir rejeté de ses propres rangs les militants syndicaux, politiques et associatifs et même des cadres dans une phase ultérieure », c’est faire l’impasse sur deux réalités fondamentales à savoir que : d’abord, les permanences des partis précités n’ont pas été épargnées par la colère des insurgés du Printemps noir qui les ont saccagées et incendiées en signe de disqualification de ces partis. Et puis, le fonctionnement du Mouvement calqué sur celui de l’organisation ancestrale des aarchs, repose sur le mandatement populaire qui confère le seul statut admis qui est celui de délégué. Aussi, rien n’empêche un syndicaliste, un militant politique ou associatif d’aller se faire mandater par l’assemblée villageoise à laquelle il appartient. ü
Quarto : Passant du révisionnisme à
la désinformation tout court, le journaliste écrit que le Mouvement « accaparé »
par un groupe qui le débarrasse des revendications encombrantes à savoir
« le jugement des gendarmes coupables d’assassinat » et que ce
groupe, qu’il dénomme « arouche dialoguiste », aurait pris comme
partenaires les partis de l’alliance présidentielle ». Or, le mouvement
ou ce groupe « dialoguiste » a déjà arraché ce qui est une première
dans les annales judiciaire algérienne : « le jugement des gendarmes
assassins dans des juridictions civiles ».
Par ailleurs, le Mouvement qui demeure
autonome et fidèle à sa noble
cause s’interdit toujours de s’impliquer dans aucune mystification
partisane. Quant au partis se prétendant de l’opposition, le Mouvement qui
depuis longtemps leur sert de bouc émissaire n’y peut rien si la population
les a disqualifiés et leur a tourné le dos. ü
Enfin, usant toujours des memes raccourcis
fagocytés, le journaliste qui se positionne en politicien, accuse le Mouvement
citoyen des Aârchs d’etre un élement du « dispositif de la
renconduction de Bouteflika et aussi de sous-traiter ouvertement au profit du
chef du gouvernement ». Il est clair que ces accusations diffamatoires
ne reposent que sur des supputations obeissant à des desseins de manupulation.
En effet, contrairement aux supposés antidialoguistes que le journaliste
hesitent à citer et qui se sont rangés derriere leurs chappelles politiques,
le Mouvement citoyen a rejetté les
elections présidentielles, après celles locales et legislatives conformement
à la résolution de Bechloul. Cela
dit, il est ridicule et politiquement incorrecte de justifier l’échec de ses
amis politiques par les positions des autres.
Tizi-Rached, le 08/08/2005 |
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