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Communiqué
La Kabylie en
particulier et l’Algérie entière viennent de perdre, en la personne de
Abdellah Mohya (plus connu sous le nom de Muhend U Yehya) décédé ce 7 décembre
après une longue hospitalisation en France, un des derniers géants que la
terre des Imazighène a enfanté et lequel a été
toujours à l’avant-garde
du combat émancipateur et progressiste pour la reconnaissance de l’identité
berbère et l’avènement d’un régime démocratique respectueux de toutes
les libertés individuelles et collectives. Infatigable éveilleur de conscience
et opposant impénitent à l’ordre établi, l’inclassable Mohya avec en
bandoulière son inégalable talent de comédien et sa verve déroutante, après
une vie intense toute vouée à la culture et au militantisme, léguera à la
postérité, en s’en allant, un trésor inépuisable constitué de nombreuse
pièces théâtrales et contes adaptés ou tirés de la littérature universelle
(Molière, Voltaire, Brecht, Beckett, Erdman, Pirandello, Jarry …) et autant
de poésies et de chansons traduites ou écrites par lui à l’instar de la
fameuse chanson « Tahya Barzidene ». Le Mouvement citoyen,
tout en s’inclinant devant la mémoire de l’immortel Mohya, appelle tous les
citoyens à faire du lundi 13 décembre, date de son enterrement, une journée
de deuil (exprimé notamment par des bandeaux, drapeaux et fanions
noirs) et à se rendre en masse aux obsèques qui auront lieu
à Ath Ouassif, dans le village Ath R’bah. ULAC
SMAH ULAC LE
COMBAT CONTINUE CADC Tizi-Rached,
le 11/12/2004 |
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