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Conference de Presse des délégués du mouvement citoyen
Aussitôt
dit, aussitôt fait : sans grande surprise, le mouvement des archs, daïras et
communes de Kabylie a accepté hier l’invitation à la reprise du dialogue
lancée mardi par le Chef du gouvernement Ahmed Ouyahia. K. K El Watan Edition
du 6 janvier 2005 Le
OK des délégués de Béjaïa L’invitation du chef du gouvernement à la reprise du dialogue, si elle intervient au moment où l’on s’y attendait le moins, elle agrée les animateurs de la Coordination intercommunale de Béjaïa (CICB) qui reçoivent là de la matière pour réactiver une structure mise en veilleuse pendant de longs mois, du moins jusqu’au conclave de Xantina (Amizour), il y a moins d’un mois. La nouvelle offre de la chefferie du gouvernement est saisie, pour beaucoup d’observateurs, comme une occasion qui tombe à point nommé et dont la symbolique est appréciée par ses destinataires. « La référence à Yennayer faite dans le communiqué du chef du gouvernement est importante », relève Bezza Benmansour, délégué de Sidi Aïch. Les conclavistes de l’avant-dernière Interwilayas s’étaient entendus sur le fait de n’envisager aucune reprise de langue sans un communiqué écrit qui les inviterait à se rasseoir autour de la table des négociations. Une première condition de forme qui vient d’être satisfaite à travers le communiqué des services du chef du gouvernement répercuté par l’APS. Pour M. Benmansour, le communiqué traduit un engagement officiel de poursuivre la mise en œuvre du protocole d’accord conclu le 6 janvier 2004. Un processus qui a achoppé, pour rappel, sur le point concernant l’officialisation de tamazight que le chef du gouvernement avait proposé de la soumettre à la voie référendaire. Les animateurs de la CICB font une lecture positive du communiqué concernant l’écueil de tamazight. « Il y a sûrement une proposition pour dépasser cet écueil », spéculent les délégués B. Benmansour et Farès Oujedi qui croient comprendre que le Pouvoir a laissé tomber l’option du référendum. Même optimisme chez Ali Gherbi qui, faut-il le rappeler, n’ayant pas repris le dialogue lors du dernier round en janvier 2004, va cette fois-ci jusqu’à souligner le « courage de Ouyahia ». Les délégués, qui attestent en revanche qu’aucune des incidences n’est appliquée à 100%, gardent tout de même la conviction que la reprise du dialogue pour laquelle ils sont favorables se fera pour la « poursuite du protocole d’accord et l’application de la plate-forme d’El Kseur ». Des avis personnels qui attendent d’être confortés par le consensus à dégager parmi la composante humaine de la CICB et ensuite de l’Interwilayas, dont un conclave est programmé dans une quinzaine de jours à Tizi Ouzou. Le Jeune Indépendant du 06 01 2005
C’est
au lendemain de l’appel lancé, mardi dernier, par le chef du gouvernement,
Ahmed Ouyahia, aux délégués du mouvement des aârchs pour la reprise du
dialogue interrompu le 7 février dernier que ces derniers ont tenu une conférence
de presse. Deux
actions entreprises à quelques jours de la célébration, le 12 janvier, de
Yennayer, premier jour de l’an berbère. Belaïd Abrika qui s’exprimait hier
à la Maison de la presse devait préciser que cette conférence était programmée
dès le 24 décembre 2004, lors de la dernière réunion de l’inter-wilayas. Initialement
destinée à rendre compte à l’opinion publique des constatations du
mouvement concernant l’évolution de ses revendications, elle aura été aussi
l’occasion d’annoncer la tenue, samedi prochain, d’une réunion de l’interwilayas
à Béjaïa et qui aura, entre autres, à se prononcer sur la réponse à donner
au chef du gouvernement. Même
si d’aucuns n’écartent pas une réponse favorable au dialogue, les délégués
ont préféré laisser le dernier mot à l’inter-wilayas. Des négociations
visant à résoudre une crise qui a tourmenté la Kabylie depuis avril 2001 et
qui a fait jusqu’en mars 2002 une centaine de morts. «Nous
sommes un mouvement démocratique et pacifique», a rappelé Abrika. Le dialogue
avait buté, rappelons-le, sur la question de l’officialisation de la langue
amazighe, après avoir été reconnue langue nationale. Qu’apportera de
nouveau cette prise de langue ? Les délégués se disent être «prêts à
examiner toute proposition qui émanerait du gouvernement, à même de trouver
une solution à la crise». Ceci
sans omettre toutefois de rappeler que le mouvement refuse l’idée de
soumettre la revendication de l’officialisation de tamazight au vote par référendum.
«Nous refusons l’effritement de notre pays», a-t-il soutenu. Interrogé sur
la position du mouvement vis-à-vis du projet de loi portant amnistie générale,
Abrika a répondu : «Nous ne pouvons nous exprimer sur quelque chose qui
n’est pas encore clair. On
ne sait pas qui elle va toucher et dans quel objectif». Il précisera toutefois
que «le mouvement refusera l’impunité aux personnes impliquées dans des
assassinats ayant eu lieu au cours du printemps noir puisqu’il s’agit de
l’un des points contenus dans la plate-forme d’El-Kseur, censée être
satisfaite dans sa totalité». Il
rappellera à ce titre que les 13 gendarmes «reconnus coupables par le Président»
ne sont toujours pas jugés. Y. F.
La Tribune du Jeudi
6 janvier 2005 Suite à l’invitation au dialogue du chef du gouvernement L’interwilayas se prononcera samedi prochain Par Ghada Hamrouche La coordination interwilayas des arouch, daïras et communes décidera, le samedi 8 janvier, de la suite à donner à l’invitation au dialogue que lui a lancée le chef du gouvernement lundi dernier. Bien que les délégués du mouvement citoyen présents hier à la conférence de presse organisée à la maison de la presse Tahar Djaout aient annoncé leur prédisposition à renouer le dialogue avec le gouvernement, ils ont affirmé que la réponse définitive sera connue samedi lors du conclave programmé pour débattre de cette question. Le porte-parole du mouvement, en l’occurrence Belaïd Abrika, annoncera à l’assistance qu’une grève générale aura lieu le 12 janvier prochain pour exiger la proclamation du début de l’année amazighe jour férié. Il annoncera également que le mouvement n’acceptera aucun référendum sur l’officialisation de tamazight car, selon l’orateur, le mouvement citoyen refuse «toute tentative d’effritement du pays». La conférence de presse était l’occasion pour Belaïd Abrika de faire le bilan de l’année 2004 mais aussi celui découlant des protocoles d’accord signés avec le gouvernement en janvier 2004. Une année après la signature desdits accords, le mouvement citoyen, qui s’est réuni les 23 et 24 décembre dernier, a relevé que la première incidence, soit la libération des détenus, a été entièrement respectée. Quant à la seconde, relative aux poursuites judiciaires, le mouvement note une «satisfaction partielle». Même constat pour la réintégration des travailleurs licenciés. Concernant celle du non-paiement des factures d’électricité, il dira que jusqu’à présent «le gouvernement n’a toujours pas respecté ses engagements. L’émission qui devait réparer les dommages apportés au mouvement citoyen suite à la marche du 14 juin 2001 n’a pas été diffusée». La population ne s’acquittera cependant pas de ses redevances à la Sonelgaz tant que celle-ci induit dans ses factures «la taxe d’une télévision insultante et diffamatoire envers un mouvement pacifique». Le mouvement citoyen a relevé, par contre, un net recul sur l’incidence relative à la défiscalisation au cours du dernier trimestre de l’année et le non-respect de celle de la révocation des «indus élus». Questionné sur l’amnistie, M. Abrika dira : «Le mouvement ne se prononcera pas sur un projet dont il ignore les tenants et aboutissants. Seulement, nous ne pardonnerons pas aux assassins des 126 martyrs du printemps noir. Nous refusons l’impunité et nous exigeons leur jugement.» M. Abrika saisira l’occasion pour témoigner sa solidarité au mouvement citoyen des Aurès, celui du Sud et le combat pour les libertés notamment celle de la presse. G. H. La nouvelle république du 06-01-2005 En
attendant une décision définitive de l’inter-wilayas La
conférence de presse convoquée par les délégués des archs a été décidée
lors du conclave des 23 et 24 décembre dernier afin de faire le bilan des
accords du dialogue avec le gouvernement tenu en janvier 2004. C’est à la
veille de la rencontre des membres du mouvement citoyen avec la presse que le
chef du gouvernement a relancé l’appel au dialogue dans un communiqué rendu
public. Cet appel est une réponse à la position du mouvement citoyen lors de
l’inter-wilayas de Tizi Rached qui a demandé des explications concernant la
non-application des six incidences ainsi que la levée du référendum pour
l’officialisation de tamazight. Il était question par ailleurs que le 12
janvier, jour de Yennayer, soit reconnu officiellement comme une journée chômée
et payée. C’est ce qu’a précisé hier le leader du mouvement citoyen
de Kabylie Belaïd Abrika à la Maison de la presse Tahar-Djaout qui a lancé en
outre que les délégués ont exprimé leur disponibilité à renouer le
dialogue avec le chef du gouvernement pour la satisfaction pleine et entière de
la plate-forme d’El Kseur. En attendant, la décision définitive sera prise
samedi prochain par l’inter-wilayas, seule instance suprême du mouvement de
Kabylie, a souligné M. Abrika.
L’Expression du 06
janvier 2005
Les
archs répondent favorablement à l’invitation d’Ahmed Ouyahia à reprendre
le dialogue. C’est ce qui ressort de la conférence de presse animée, hier,
par Belaïd Abrika à la Maison de presse Tahar-Djaout. «Les délégués se
sont prononcés à titre individuel sur le sujet et la tendance est à
l’acceptation de cette invitation», a déclaré le délégué de Tizi Ouzou
qui a, néanmoins, insisté sur le fait que l’accord final sera donné par
l’interwilayas. Celle-ci tiendra un conclave extraordinaire à Tizi-Ouzou pour
formaliser la reprise du dialogue. Ayant buté sur le point 8 de la plate-forme
d’El-Kseur relatif à la constitutionnalisation de tamazight en tant que
langue officielle sans référendum ni condition, la relance dudit dialogue est
rendue possible, affirme-t-on de sources sûres, après que les deux parties
furent parvenues à un accord sur la question, à travers les fameux «contacts»
informels, plusieurs fois évoqués par le chef du gouvernement. L’accord en
question, relèvent nos sources, endosse totalement le point 8, sans toutefois
avancer une quelconque date pour sa mise en oeuvre. En d’autres termes, l’Etat
«s’engagera à officialiser constitutionnellement tamazight, sans recours au
référendum, lorsque les conditions seront réunies», précise-t-on de mêmes
sources. Une sorte de deal, donc, qui permet au mouvement citoyen de passer aux
autres points de la plate-forme et au gouvernement d’obtenir un accord global
sur les revendications citoyennes, sans pour autant être pris à la gorge sur
une question aussi sensible. L’assurance dont a fait montre Belaïd Abrika
hier, lors de la conférence de presse sur ce sujet, confirme «l’accord
officieux» décroché auprès de la chefferie du gouvernement. «Cet appel au
dialogue est la réponse du gouvernement à la déclaration du mouvement citoyen
à l’issue de l’interwilayas de septembre 2004 où nous l’avons interpellé
sur la question de l’officialisation de tamazight», a déclaré Belaïd
Abrika. La figure de proue du mouvement a, par ailleurs, insisté sur le fait
que «le mouvement refuse le recours au référendum» pour la
constitutionnalisation de tamazight, arguant de la détermination des archs à
«sauvegarder l’unité de la nation». Saïd
BOUCETTA Le Quotidien d’Oran du 06 01 2005 Ils ont fait le bilan de l’année 2004 Les ârouchs reprendront le dialogue avec Ouyahia Les
délégués du mouvement citoyen, les ârouchs, récusent l’idée que leur
retour sur la scène médiatique soit lié à l’invitation du chef du
gouvernement, Ahmed Ouyahia. Selon
une délégation qui a animé une conférence de presse, hier à Alger, la décision
de cette rencontre avec les journalistes a été prise lors du conclave qui
s’est tenu les 23 et 24 décembre dernier. Toutefois, l’on considère que
l’appel d’Ahmed Ouyahia est un signal positif dans la mesure où l’on peut
comprendre qu’il sous-entend une réponse à la revendication qui a constitué
le blocage et la rupture du dialogue, à savoir l’officialisation de Tamazight
que le chef du gouvernement envisage de soumettre au référendum, chose
qu’ils refusent ou, tout au moins, ils apportent une autre solution. Une chose
est sûre, les délégués reprendront langue avec Ahmed Ouyahia, mais avec
l’aval de l’instance de décision du mouvement, l’interwilaya qui se réunira
le samedi prochain, le vendredi étant déjà pris par l’enterrement du
chanteur Izri Brahim, décédé à Paris. Par ailleurs, le choix par le chef du
gouvernement de la journée du 12 janvier, Yennayer, Jour de l’An berbère,
est perçu comme une volonté politique de « trouver une solution définitive
et durable à la crise » et un symbole fort dans le processus mis en branle
entre les deux parties. Cette date, célébrée partout en Algérie, pourrait
devenir une fête nationale. Concernant
le bilan de l’année écoulée, Belaid Abrika a considéré que certaines des
six incidences, objet de l’accord avec le chef du gouvernement, restent
inappliquées. Il s’agit entre autres, de la révocation des « indus » élus,
la défiscalisation de la région, la réintégration des travailleurs licenciés
pour leur implication dans le mouvement ainsi que la suppression de la redevance
télé jusqu’à ce qu’elle répare la diffamation concernant la marche du 14
juin. Abrika
sera très dur avec les élus qu’il a considérés comme « des prédateurs,
une maffia qui a dilapidé les biens des communes de la Kabylie et rendu un
calvaire, le quotidien du citoyen ». Toutefois, il reste optimiste quant à ce
que mettra Ahmed Ouyahia sur la table à la reprise du dialogue. Sur
la plate-forme d’El Kseur, le conférencier a indiqué qu’à partir du
moment où le pouvoir a considéré « nos revendications légitimes, nous ne
discuterons que de la forme, des mécanismes de sa mise en oeuvre ». Mais, pas
question de soumettre la revendication de l’officialisation de Tamazight au référendum.
« Nous refusons à jamais le référendum car nous refusons l’effritement de
notre pays », dit-il, ajoutant que « nous attendons d’autres solutions ».
Le ton est aussi au « niet » concernant l’éventualité que les gendarmes,
auteurs des assassinats des 126 jeunes, soient graciés dans le cadre de
l’amnistie générale prônée par le président de la République. « Nous
sommes pragmatiques; il est inconcevable que le mouvement citoyen soit intégré
dans le projet d’amnistie », dit Abrika. Amnistie dont il déclare ne pas
savoir de quoi il s’agit, et encore moins ses objectifs. Il reviendra
d’ailleurs sur le cas des 23 gendarmes, présumés auteurs des tirs, qui sont
encore en liberté pour illustrer son propos et réclamer, encore une fois, un
procès public. Coté victimes, le délégué de Tizi Ouzou intégrera dans les
incidences, les émeutiers du Sud, y compris ceux des derniers évènements de
Ghardaïa et de « notre frère Benchicou qui a soutenu le mouvement ! ». Djilali B. AFP
4 jan 2005
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