“Nous
enregistrons avec satisfaction le décret”, estime la CADC qui
souligne que cette mesure va soulager les catégories de blessés
non encore prises en charge.
S’ils prennent
acte de la décision publiée dans le Journal officiel concernant
l’indemnisation des victimes des évènements de Kabylie, les
représentants des archs, qui ont noué un dialogue avec le
gouvernement, ne voient aucun élément nouveau, puisqu’il s’agit
d’une ancienne décision qui a été déjà mise en application.
“Il faut savoir d’abord ce qu’il y a dans le décret en question
qui n’est en fait qu’un prolongement de 3 mois de celui du 31
juillet 2005 qui prend en charge les blessés omis des années
2003-2004. Nous enregistrons avec satisfaction le décret du 16
août qui vient de paraître dans le Journal officiel. Cela va
certainement soulager les catégories de blessés non prises en
charge précédemment. C’est pourquoi nous appelons les intéressés
à se rapprocher des services concernés afin de bénéficier de
leur reconnaissance et de leurs droits”, dira en substance
Belaïd Abrika, chef de file de la coordination des archs, daïras
et communes de la wilaya de Tizi Ouzou (CADC).
Nos tentatives de joindre d’autres délégués du mouvement citoyen
sont restées vaines. Quoi qu’il en soit, cette décision
constitue, de l’avis des observateurs locaux, une réponse
favorable de la part des plus hautes autorités de l’État à l’une
des revendications du mouvement citoyen contenues dans la
plate-forme d’El-Kseur.
Le présent décret tel que précisé dans sa dernière “mouture” a
pour objet de modifier les dispositions du décret présidentiel
n°2 du 7 avril 2002 fixant “les droits des victimes des
évènements ayant accompagné le mouvement pour le parachèvement
de l’identité nationale et la promotion de la citoyenneté
survenus sur le territoire national durant la période allant
d’avril 2001 au 31 décembre 2004”.
Il stipule que les demandes pour le bénéfice des dispositions du
décret en question doivent être introduites dans un délai de 3
mois à compter de la date de publication du texte dans le
journal officiel.
Plus de 1 000 blessés ont déjà déposé leur dossier auprès d’un
bureau spécial rattaché à la direction de l’action sociale (DAS)
de la wilaya de Tizi Ouzou. Pour éviter toute tentative de
fraude, une opération de vérification a été enclenchée au niveau
des registres des structures de santé où les victimes se sont
fait soigner.
A. T.